En Haute-Loire, les vétérinaires ruraux commencent à manquer sérieusement

La Haute-Loire, comme beaucoup de départements français, commence à manquer de vétérinaires ruraux. Ceux qui exercent sur place et qui aimeraient prendre leur retraite cherchent désespérément des successeurs. La situation fait l’objet de plus en plus de débat parmi les élus locaux qui cherchent des solutions pour attirer les jeunes générations dans leurs campagnes.

Des postes confortables et essentiels

Pourtant, le métier de vétérinaire en zone rurale a de quoi faire rêver, surtout en ces temps troublés. Les praticiens sont rares, mais les exploitations agricoles sont nombreuses. Elles ont besoin de vétérinaires et elles en auront toujours besoin. La sécurité de l’emploi est donc totalement assurée à ces jeunes vétérinaires qui peinent souvent à trouver des places en ville. Une situation paradoxale qui désole les éleveurs et les élus de Haute-Loire.

D’un point de vue administratif et structurel, tout est fait pour faciliter l’installation des vétérinaires. Les cabinets existent déjà et toute la patientèle est déjà présente. Il ne reste qu’à se tourner vers la meilleure banque en ligne possible pour moderniser légèrement certaines activités, leurs locaux et leurs méthodes de paiement, mais rien de plus. Comme les médecins de campagne qui sont particulièrement choyés, les vétérinaires de campagnes sont désormais attendus comme le messie dans beaucoup de régions.

Faut-il davantage orienter les études vers le rural ?

Pour beaucoup de vétérinaires ruraux, le problème des déserts médicaux et vétérinaires se pose dès le début des études. Les jeunes médecins et les jeunes vétérinaires qui rêvent de partir vivre à la campagne ont souvent des parcours qui sortent de la norme. Habituellement, ils ont grandi à la campagne où ont de la famille qui y est très implantée depuis longtemps.

Le problème, c’est que l’urbanisation suit son cours et que les jeunes générations ont peu de contact avec la campagne et les zones rurales dont le pays dépend pourtant. Voilà pourquoi il faudrait amener les jeunes vétérinaires à découvrir la campagne et tous ses avantages pendant leurs études. Ces avantages sont nombreux et un ou deux stages de plusieurs semaines sur place suffiraient sans doute déjà à convaincre beaucoup d’entre eux.

Un problème encore trop méconnu

À tout cela s’ajoute également le fait que le problème est rarement considéré à l’échelle nationale. Les déserts médicaux sont souvent discutés, mais jamais la question du manque de vétérinaires ruraux. Certes, ces discussions n’ont jamais amené la moindre solution pour le moment. Néanmoins, elles ont le mérite de faire connaître un problème.

Or, il est certain que la médiatisation de ce problème a participé à faire naître des vocations de médecins de campagne chez certains étudiants. Voilà pourquoi les vétérinaires et les éleveurs sont de plus en plus nombreux en Haute-Loire à essayer de se faire entendre pour trouver une solution à une situation qui n’ira pas en s’améliorant sans effort collectif et national.

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